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Dictionnaire Héraldique

 

Extrait de « Le Blason & ses secrets »

© Frédéric Luz, 1995-2013

 

 

 

A

 

Abaissé. Se dit des pièces qui se trouvent au-dessous de la position qu’elles occupent ordinairement. Le chef, par exemple, peut être abaissé sous un autre chef de concession, de patronage, de religion, etc. ; ainsi les chevaliers de Malte qui ont un chef dans leurs armes, l’abaissent sous celui de leur religion. La fasce se dit aussi abaissée, quand on la met plus bas que le tiers du milieu de l’écu. Le vol et les ailes des oiseaux sont abaissés quand ils se dirigent vers la pointe.

 

Abîme. Une pièce est posée en abîme ou en coeur , quand elle occupe le milieu de l’écu.

 

Abouté. Quatre mouchetures d’hermine ou quatre otelles réunies en forme de croix, sont aboutées.

 

Accolé. Se prend dans plusieurs sens. Deux écus qui se joignent sont accolés. La femme accole le sien à celui de son mari. Les fusées, les losanges et les macles sont accolées quand elles se touchent de leurs flancs ou de leurs pointes sans remplir tout l’écu. Une vigne grimpante est accolée à l’échalas ; un serpent est accolé à une colonne quand il se roule autour.

 

Accompagné. Se dit des pièces honorables quand elles en ont d’autres en sécantes partitions. Ainsi la croix peut être dite accompagnée de quatre soleils, lorsque ces derniers se trouvent aux cantons de la croix. Le chevron peut être accompagné de trois croissants, deux en chef et un en pointe ; de trois roses, de trois besants, etc. Quelquefois on étend cette expression aux autres figures lorsqu’elles sont mises dans le même sens que les pièces honorables, comme deux clefs en sautoir, trois poissons en pairle, etc.

 

Accorné. S’emploie pour désigner l’émail des cornes des animaux.

 

Accosté. Lorsque le pal, la bande, la barre sont accompagnés de figures placées dans le même sens, on dit qu’elles sont accostées. Ainsi un pal peut être accosté de deux, de quatre, de six tourteaux ; une bande de deux, de quatre roses ou plus. Mais si ces figures sont droites, il est nécessaire de l’énoncer, surtout s’il y en a six, car elles pourraient être mises en orle.

 

Accroupi. Le lion assis prend cette qualification, ainsi que tous les animaux sauvages. Les lièvres, lapins et écureuils au repos sont aussi accroupis.

Acculé. Se dit des canons placés sur leur affût que le grand maître de l’artillerie porte au bas de ses armoiries, comme marque de sa dignité. Le cheval est acculé quand il est renversé en arrière.

 

Adextré. Se dit des pièces qui en ont une autre à leur droite. Ainsi un pal accompagné, sur le flanc droit, d’un lion, serait dit adextré de ce lion.

 

Adossé. S’emploie pour désigner la position de deux animaux qui se tournent le dos. De même pour deux clefs dont les pannetons sont tournés en dehors, l’un à dextre, l’autre à sénestre, et généralement tous les objets qui peuvent être posés en pal, quoique sur des côtés différents, tels que les faux, les haches, les doloires, les marteaux, etc., etc.

 

Affronté. C’est le contraire du précédent. Deux animaux sont affrontés quand ils se font face l’un à l’autre.

 

Affûté. Se dit d’un canon qui n’est pas de même émail que son affût.

 

Agneau. On le nomme Agneau pascal lorsqu’il tient une banderole. Il prend aussi le nom d’Agnus Dei.

 

Aigle. En blason, l’aigle est du genre féminin. Son attitude est d’avoir les ailes ouvertes, et l’on dit qu’elle a le vol abaissé quand ses ailes sont tournées vers la pointe de l’écu. On voit souvent l’aigle avec deux têtes. On la nomme dans ce cas éployée, mais on doit alors la ranger au nombre des figures chimériques.

 

Aiglette. L’aigle est ainsi nommée lorsqu’elle est répétée plusieurs fois dans l’écu. Elle conserve du reste toutes les formes de l’aigle héraldique.

 

Aiguisé. Se dit de toutes les pièces dont les extrémités peuvent être amincies, comme le pal, la fasce, la croix, le sautoir, etc., etc.

 

Ailé. Qui a des ailes.

 

Ajouré. Indique les ouvertures d’une tour ou d’une maison, quand celle-ci est d’un émail différent.

 

Ajusté. Se dit d’un trait ou d’une flèche posée sur la corde de l’arc.

 

Alérion. C’est le nom qu’on donne aux aiglettes sans bec ni pattes. L’alérion peut être seul ou en nombre dans un écu.

 

Aleyon. Espèce de cygne qu’on représente dans son nid et voguant sur les flots.

Alésé. Se dit de toutes les pièces honorables dont les extrémités ne touchent pas les bords de l’écu.

 

Allumé. Sert à indiquer de quel émail doivent être les yeux des animaux, ou la flamme d’un flambeau ou d’un bûcher.

 

Amades. Même que Hameide.

Anché. Recourbé.

 

Ancolie. Ou fleurs d’ancolies.

 

Ancre. Meuble d’armoiries qui représente l’ancre d’un navire. La tige se nomme Stangue, la traverse en haut Trabe, et le câble Gumène.

 

Ancré. Croix ancrée, dont les quatre branches se terminent en crochets comme les ancres de vaisseau.

 

Angemme ou Angenne. Fleur imaginaire, à cinq feuilles arrondies.

 

Anglé. Désigne la situation de la croix et du sautoir quand ils sont accompagnés de figures longues ou pointues, mouvantes de leurs angles.

 

Anilles. Ce sont les fers de meules des moulins. Quelques auteurs, cependant, font une différence entre les anillés et les fers de moulin.

 

Anillé. Se dit des croix et sautoirs dont le milieu est percé et laisse un vide carré.

 

Animé. Se dit quelquefois pour allumé.

 

Annelet. Petit anneau.

 

Antique. On nomme ainsi les couronnes à pointes ou rayons. On voit souvent en armoiries des bustes de rois ou de reines couronnés à l’antique.

 

Appaumé. Exprime la position de la main ouverte dont on voit le dedans.

 

Appendices. Extrémités des animaux, telles que la queue, les cornes, les griffes, etc. Les appendices sont presque toujours d’autre émail que le corps. Ils peuvent être aussi de même nature que l’émail de l’écu, sans rendre les armes fausses.

 

Appointé. Deux chevrons dont les sommets se touchent sont appointés. On dirait de même pour trois épées mises en pairle.

 

Arc-en-ciel. On le blasonne avec ses couleurs naturelles.

 

Archières. Embrasures des châteaux qui servent aux archers pour tirer des flèches. On ne les blasonne que lorsqu’elles sont d’émail différent.

 

Ardent. Est un charbon allumé.

 

Argent. C’est le second métal employé dans les armoiries. On ne le représente pas en gravure, c’est-à-dire qu’on ne fait aucune hachure sur la pièce où il doit se trouver. Il est l’emblème de l’innocence, de la beauté et de la franchise.

 

Argus.

 

Armé. Se dit des ongles des lions, des griffons, des aigles, etc., etc. ; et des flèches dont les fers sont d’autre couleur que le fût.

 

Armoiries.

 

Armorial. Registre où sont consignées les armoiries des nobles d’un royaume ou d’un province. On le nomme armorial particulier quand il ne concerne qu’une famille et ses alliances.

 

Arraché. Se dit des arbres dont les racines se voient, et des têtes ou membres d’animaux qui ne sont pas coupés nets, mais laissent pendre des lambeaux sanglants, et semblent arrachés avec force.

 

Arrêté. Se dit d’un animal posé sur ses quatre pattes sans faire aucun mouvement.

 

Assis. Est pris dans le même sens qu’accroupi, mais seulement pour les animaux domestiques, tels que les chiens, les chats, etc.

 

Augmentation. Additions faites aux armoiries ; nouvelles marques d’honneur ajoutées à l’écusson.

 

Avant-mur. Pan de muraille joint à une tour.

 

Azur.

 

 

B

 

Badelaire. Épée large, courte et recourbée.

 

Bâillonné. Indique les animaux, lions, ours, chiens, etc., qui ont un bâton entre les dents.

 

Bande. Pièce honorable de l’écu.

 

Bandé. Se dit de tout l’écu ou même de certaines pièces quand ils sont couverts de bandes, en nombre égal.

 

Bar. ou barbeau, poisson mis de profil et un peu courbé en portion de cercle.

 

Barbé. Ne se dit que des coqs et des dauphins pour désigner l’émail de leur barbe.

 

Bardé. Cheval caparaçonné.

 

Barre. Pièce honorable de l’écu.

 

Barré. Se compose avec la barre comme le bandé avec la bande.

 

Bastillé. Pièces à créneaux renversés vers la pointe de l’écu.

 

Bastoigne. Bande alésée en chef.

 

Bataillé. Se dit d’une cloche dont le battant est d’un émail différent.

 

Bâton. Il n’est qu’une cotice rétrécie, mais moins cependant que le filet en bande. On le nomme aussi traverse ; il prend encore le nom de bâton péri lorsqu’il ne touche pas les angles de l’écu. Les branches cadettes s’en servent souvent pour brisure en le posant en bande. Les bâtards le posent en barre ; comme la bande, il peut être bretessé, ondé, enté, etc.

 

Bélier. Mâle de la brebis.

 

Bélier militaire. Instruments dont on se servait autrefois pour battre les murailles en brèche.

 

Béqué. Se dit des oiseaux dont le bec est d’un émail différent.

 

Besant. Figure ronde représentant une pièce de monnaie, et pour cette raison toujours de métal.

 

Besanté. Exprime qu’une pièce est chargée de besants.

 

Bigarré. A la même signification que dans le langage ordinaire.

 

Billettes. Ce sont des pièces de bois carrées, un peu plus longues que larges, et posées à plat sur l’écu.

 

Billeté. Semé de billettes.

 

Bisse. Serpent.

 

Blason. Science des armoiries.

 

Bocquet. Employé quelquefois pour fer de lance ou de pique.

 

Boeuf. Il a pour le distinguer un floquet de poils sur le front. Il est toujours de profil.

 

Bonnets à l’antique. Sorte de bonnets pointus et retroussés.

 

Bordé. S’applique à toutes les pièces, telles que croix, bandes, gonfanons, etc., dont les bords sont de couleur différente.

 

Bordure. Cette pièce enveloppe l’écu sans le couvrir entièrement, et est un symbole de faveur et de protection. Les souverains l’accordent comme récompense d’un service signalé, indiquant de cette manière qu’ils défendent celui qui en est décoré contre les embûches de ses ennemis.

Bouclé. Se dit du collier des chiens quand ils sont fermés par une boucle. On se sert aussi de cette expression pour indiquer l’anneau passé dans les narines du buffle ou boeuf sauvage.

 

Bourdon. Bâton de pèlerin.

 

Bourdonné. Figure dont les extrémités sont terminées en forme de bourdons de pèlerin.

 

Bouse. Instrument qui sert à puiser l’eau.

 

Bouterolle. Bout de fourreau d’épée.

 

Boutoi ou Boutoir. Extrémité de la hure de sanglier ; on le blasonne quand il est d’émail différent.

 

Boutonné. On exprime ainsi le milieu des roses quand il diffère de la fleur. Les fleurs de lys peuvent aussi être boutonnées, c’est-à-dire qu’elles laissent voir deux boutons entre les branches de chaque côté comme celle de Florence.

 

Bretessé. Se dit des pièces crénelées en haut et en bas alternativement.

 

Brisé. On nomme ainsi les pièces dont les extrémités sont rompues. C’est aussi l’expression employée pour les armes où l’on a fait quelque altération afin de distinguer les différentes branches de la famille.

 

Brisure. Diminution, addition ou altération des armes de la famille pour indiquer une branche cadette.

 

Brochant. Une pièce qui passe sur d’autres est dite brochant.

 

Brosses. Elles sont faites en forme de faisceaux.

 

Broye. Espèce de feston employé seulement dans un petit nombre d’armoiries.

 

Burelé. L’écu est burelé quand il est couvert de burèles de deux émaux jusqu’au nombre de dix ou douze au plus.

 

Burèle. La fasce répétée plus de quatre fois dans un écu prend le nom de burèle. On dit que l’écu est burelé.

 

Buste. C’est la moitié supérieure d’un homme ou d’une femme sans bras.

 

Bute. Instrument dont se servent les maréchaux pour couper la corne des chevaux.

 

 

C

 

Câblé. Se dit d’une croix faite de cordes ou de câbles tortillés.

 

Cabré. Se dit d’un cheval levé sur ses pieds de derrière.

 

Caducée. A la même signification que dans le langage ordinaire.

 

Cailloux. Pierre à feu.

 

Calice. Vase sacré.

 

Canette. Petite cane représentée de profil.

 

Cannelé. Se dit de l’engrêlure dont les pointes sont en dedans au lieu d’être en dehors comme dans l’engrêlé.

 

Canon. Pièce d’artillerie.

 

Canton. Plus petit que le franc-quartier, il n’occupe que le neuvième de l’écu, et se place tantôt à l’angle dextre, tantôt à l’angle sénestre du chef.

 

Cantonné. Se dit de la croix ou du sautoir quand ils sont accompagnés dans leurs angles de figures quelconques.

 

Carreaux. Pièces de bois tout-à-fait carrées, et posées comme les billettes.

 

Cartouche. Ornement de sculpture dans lequel on place l’écusson.

 

Casque. Le casque a été employé par toutes les nations comme armure défensive, et les formes qu’on lui a données ont changé suivant les temps et les lieux. Comme protecteur de la tête, il est la plus noble pièce de l’armure d’un guerrier, l’abri du siège de la pensée qui médite les ruses de guerre, les plans de bataille, les grandes combinaisons politiques. De là est venu la coutume de le placer sur le milieu de l’écu, c’est-à-dire sur le chef qu’il semble protéger, et on l’a orné des marques distinctives les plus honorables, des couronnes indiquant les titres.

 

Caudé. Se dit des comètes pour indiquer l’émail de leur queue.

 

Cerclé. Se dit d’un tonneau.

 

Cerf. Toujours de profil et passant ; très rarement courant ou couché.

 

Chabot. Petit poisson de rivière que l’on pose en pal, la tête en haut.

 

Chaîne. Elle représente le fer des prisonniers, ou bien encore les chaînes que l’on tendait en travers des rues ou des rivières pour embarrasser l’ennemi.

 

Chaise à l’antique. Espèce de trépied.

 

Champ. Surface de l’écu.

 

Champagne. Cette pièce, qui occupe le tiers inférieur de l’écu, est rarement employée en armoiries ; aussi peu d’auteurs la placent-ils au nombre des pièces honorables ou du premier ordre. L’usage en a cependant été consacré dans les armoiries concédées par l’empereur Napoléon, où elle figure au nombre des pièces honorables. Les armoiries accordées aujourd’hui lui conservent le même privilège.

 

Chandelier. Ce sont ordinairement ceux dont on se sert pour le service de l’autel.

 

Chapeau. On le représente toujours avec les bords rabattus.

 

Chapelet. (voir Patenôtre).

 

Chaperonné. Se dit de l’épervier quand il a le chaperon en tête.

 

Chappé.

 

Chargé. Se dit de toutes les pièces qui en portent d’autres.

 

Chargeure. On se sert de ce mot à l’égard d’une pièce posée sur une autre pièce.

 

Château. Il est formé d’un corps de logis joint à deux tours. On le dit ouvert, hersé, ajouré, maçonné, essoré, girouetté. (voir ces mots).

 

Chatelé. Se dit d’une bordure ou d’un lambel chargés de huit ou neuf châteaux.

 

Chaudière. Elles se voient surtout dans les armoiries espagnoles et sont un signe de grande puissance.

 

Chaussé. C’est le contraire du chapé.

 

Chausse-trapes. Pièces de fer à quatre pointes dont l’une est toujours droite, tandis que les trois autres la soutiennent. On les sème aux endroits où doit passer la cavalerie, pour blesser les pieds des chevaux.

 

Chef. On le place à la partie supérieure de l’écu, dont il occupe ordinairement le tiers. Il représente le casque du chevalier, le bourrelet, ou même la couronne qui couvre toujours sa tête.

 

Cheval. On le dit cabré ou effrayé lorsqu’il n’est posé que sur ses pieds de derrière, et gai lorsqu’il est sans bride ni licou.

 

Chevelé. Se dit d’une tête dont les cheveux sont d’émail différent.

 

Chevillé. Se dit du cerf, relativement à ses cornes.

 

Chevron. Il a la forme d’un compas ouvert dont le point de réunion des deux branches serait vers le chef de l’écu. Il est l’emblème de l’éperon, et on l’a pris encore pour le signe hiéroglyphique des toitures de châteaux, des machines de guerre, et des tours de bois en usage dans les sièges.

 

Chevronné. Se dit d’une pièce ou d’un écu couverts de chevrons.

 

Cimier. Les cimiers ont été ainsi appelés par les anciens hérauts parce qu’on les pose à la cime ou sommet des casques ; ils en sont l’ornement comme ce casque est lui-même l’ornement de l’écu.

 

Cintré. Se dit du monde ou globe impérial, entouré d’un cercle et d’un demi-cercle.

 

Clariné. Se dit d’un animal qui porte des sonnettes.

 

Cléché. Se dit d’une pièce percée à jour, l’excavation remplie de l’émail de l’écu.

 

Clou. On les nomme clous de la passion quand ils sont triangulaires.

 

Cloué. Se dit des frettes, colliers d’animaux et fers de cheval, lorsque les têtes de clous sont d’un autre émail.

 

Colleté. Se dit des animaux portant collier.

 

Colonne. On blasonne le chapiteau, la base et le socle quand ils sont d’un autre émail que le fût.

 

Componé. Se dit des figures composées de pièces carrés, d’émaux alternés comme une table d’échiquier.

 

Comète. Elles paraissent dans l’écu en forme d’étoiles à huit rais dont un inférieur s’étend en ondoyant et se terminant en pointe, et forme une espèce de queue qui, pour être dans une proportion convenable, doit avoir trois fois la longueur des autres rais.

 

Cometé. Synonyme de Caudé.

 

Contourné. Se dit des animaux tournés à gauche, au lieu de l’être à droite, selon leur position ordinaire ; on le dit aussi du croissant.

 

Contre-bandé, contre-fascé, contre-palé, etc.. Se dit quand il y a bande contre bande, fasce contre fasce, pal contre pal, etc..

 

Contre-écartelé.

 

Contre-hermine. Elle s’obtient en substituant les couleurs, c’est-à-dire en faisant le champ de sable et les mouchetures d’argent. On peut dire aussi poudré d’argent.

 

Contre-vair. Il se forme en opposant par les bases et par les pointes les pièces de même émail.

 

Contre-passant. Se dit de plusieurs animaux passant dans un sens opposé.

 

Coquerelles. Noisettes dans leurs gousses, jointes ensemble au nombre de trois.

 

Coquille. Les plus grandes sont nommées coquilles de Saint-Jacques et les petites coquilles de Saint-Michel..

 

Cordé. Se dit des instruments de musique ou des arcs à tirer quand leur corde sont de différent émail.

 

Cordelière.

 

Cornière. Signifie en blason une anse de pot. C’est aussi l’anse placée aux angles des tables, coffres, etc., afin de pouvoir les soulever plus aisément.

 

Cotice. C’est le nom que prend la bande réduite des deux tiers. Quelquefois, elle se pose en barre.

 

Coticé. Se dit de l’écu rempli de dix bandes ou cotices de couleurs alternées. On dit aussi qu’une bande est coticée quand elle est accostée de deux cotices.

 

Cotoyé. Est le même que accosté.

 

Couard. Se dit d’un lion qui porte sa queue retroussée en-dessous entre les jambes.

 

Couché. Se dit des animaux à quatre pieds qui sont dans cette attitude.

 

Couleur. On donne ce nom à toutes les couleurs employées en armoiries, parce qu’on les peignait en émail sur les armes, les vases d’or et d’argent, et tous les meubles précieux. Les plaques que portaient les hérauts étaient aussi émaillées des couleurs de leurs princes et ont fini par prendre le nom général d’émail. La coutume existait aussi de les peindre sur les vitraux ou de les broder sur les vêtements, les tapis, et même sur les housses des chevaux.

Sous ce nom d’émaux on reconnaît deux métaux, quatre couleurs et deux fourrures ou pannes qui constituent toutes les couleurs du blason. Chacune d’elle a une signification et est l’emblème d’une idée ou d’une chose. On les nomme : or, argent, gueules, azur, sinople, sable, hermine, vair.

 

Coulisse. Se dit d’un château et d’une tour dont la herse ou coulisse est baissée.

 

Coupé. Se dit de l’écu divisé en deux par un trait horizontal. Ce mot s’entend aussi des animaux quand ils sont de deux émaux distincts.

 

Coupeau. Pointe de rocher.

Couplé. Se dit des chiens de chasse liés ensemble.

 

Courant. Se dit des animaux à quatre pieds.

 

Couronne. Elle a toujours été un emblème de souveraineté et de commandement, et tous les peuples en ont orné la tête de leurs chefs. Tous les nobles titrés ont, à l’imitation des souverains, voulu se parer de couronnes, qu’ils plaçaient sur les heaumes. A différentes reprises les souverains ont dû réprimer l’usurpation des couronnes par des personnes que leur titre n’autorisait pas à les porter. L’abus cessa quelque temps mais se renouvela bientôt, et l’on pourrait croire aujourd’hui qu’il n’y a plus de règles établies, tant les usurpations de ce genre ont été nombreuses. Espérons qu’à défaut de dispositions législatives, les sarcasmes publics feront justice de ces usurpations qu’on ne saurait trop flétrir.

 

Couronné. Se dit de tout ce qui porte une couronne.

 

Courti. Tête de More avec un collier d’argent.

 

Courtines. Ce sont les parties du pavillon royal formant le manteau.

 

Cousu. Se dit des chefs, fasces et généralement de toutes les pièces héraldiques de métal sur métal, ou de couleur sur couleur.

 

Couvert. Se dit d’une tour qui a un comble, ou toit pointu.

 

Crancelin. Section de couronne posée en bande.

 

Crénelé. Se dit des tours surmontées de créneaux, ou des pièces héraldiques ayant cette forme sur l’une de leurs fasces.

 

Crêté. Se dit des coqs quand ils ont la crête d’autre émail que le corps.

 

Créquier. Ou prunier sauvage. Sa forme est presque fantastique.

 

Cri.

 

Croisé. Se dit de tout ce qui porte une croix.

 

Croissant. Il se représente ordinairement avec les pointes en haut. On doit indiquer en blasonnant s’il se trouve dans une autre position. On le dit versé quand il a les pointes en bas.

 

Croissanté. Se dit d’une pièce héraldique terminée par des croissants.

 

Croix. C’est le signe de notre rédemption qu’adoptèrent naturellement les preux dont la dévotion égalait la bravoure. On la forme au moyen de la réunion du pal et de la fasce. Le fameux lambarum de Constantin n’était autre chose que la croix, et elle fut adoptée comme un signe de piété ou de services rendus à la religion. Les événements en ont fait varier les formes à l’infini. Aujourd’hui encore, des familles anoblies créent de nouvelles formes de croix, et chaque jour ajoute une nouvelle variété à ce nombre déjà si considérable.

Cyclamor. Espèce d’orle rond ou de cercle.

 

Cygne. Il se représente comme le cygne ordinaire.

 

 

 

D

 

Dauphin. De profil et courbé en demi-cercle, la hure et le bout de la queue ordinairement tournés vers le flanc dextre de l’écu. On le dit couché quand ses extrémités regardent la pointe de l’écu ; versé quand elles regardent le chef ; pâmé quand il a la gueule ouverte et l’oeil fermé.

 

Découpé. Se dit des lambrequins qui sont découpés en feuilles d’acanthe.

 

Défendu. Se dit du sanglier dont la dent ou défense est d’autre émail que la tête.

 

De l’un en l’autre. Lorsque l’écu est divisé par deux émaux et chargé d’une pièce des mêmes émaux, en sorte que le métal soit sur la couleur et la couleur sur le métal, on dit que cette pièce est de l’un en l’autre.

 

De l’un à l’autre. Se dit des figures posées sur une des pièces de la partition en alternant les émaux de celle-ci.

 

Démembré. Se dit des animaux dont les membres sont séparés du corps.

 

Demi-vol. C’est une seule aile d’oiseau.

 

Denché. Se dit des pièces qui ont des dents comme les feuilles de scie.

 

Dentelé. A la même signification que denché.

 

Dépouille. C’est la peau d’un animal.

 

Désarmé. Se dit d’une aigle qui n’a point d’ongles.

 

Deux et un. C’est la disposition la plus usitée en armoiries, de trois pièces dont les deux premières sont en chef et la troisième en pointe.

 

Devise. C’est une sentence de peu de mots ; espèce de proverbe qui, par allusion, fait connaître la noblesse ou les actions mémorables d’une famille. C’est encore un emblème consistant dans la représentation de corps naturels ou artificiels, ou en quelques mots qui l’appliquent dans un sens figuré à la louange d’une personne. Le mot devise comprend les chiffres, les rébus, les sentences et les proverbes.

 

Dextre. Côté droit.

 

Dextrochère. Le bras droit.

 

Diadémé. Se dit de l’aigle dont la tête est entourée d’un cercle.

 

Diapré. Se dit des pièces quand elles sont damasquinées.

 

Diffamé. C’est le lion qui n’a point de queue.

 

Divise. Ou fasce en divise. C’est le tiers de la fasce. Elle est quelquefois haussée ou baissée sur l’écu ; plus petite encore, on la nomme trangle.

 

Doloire. Espèce de hache sans manche.

 

Donjonné. S’emploie pour indiquer que les tours ou châteaux sont surmontés de tourelles.

 

Dormant. Se dit d’un lion ou tout autre animal dans l’attitude du sommeil.

 

Doublet. Moucheron posé de profil.

 

Dragon. Animal qui a la tête et les pieds d’un aigle, le corps et la queue d’un serpent, ou plutôt d’un crocodile, et des ailes de chauve-souris. La langue est en forme de dard.

 

Dragonné. On nomme ainsi le lion qui se termine en queue de dragon.

 

Du premier ou du champ. Expression qui sert à éviter la répétition d’un émail déjà nommé. On dit aussi du second, du troisième.

 

 

 

E

 

Ebranché. Se dit d’un arbre dont on a coupé les branches.

 

Ecaillé. S’emploie pour indiquer la couleur des écailles des poissons.

 

Ecart. Chaque quartier d’un écu divisé en quatre est un écart. On met au premier et au quatrième écart les armes principales de la maison ; aux deuxième et troisième celles des alliances.

 

Ecarteler. Action de diviser l’écu.

 

Ecartelé. Se dit de la partition de l’écu en quatre parties égales.

 

Ecartelure. Division de l’écu écartelé.

 

Echiqueté. Se dit de l’écu entier ou des pièces principales et même des animaux, quand ils sont composés de pièces carrées alternativement de métal et de couleur. L’écu échiqueté doit avoir au moins vingt carreaux ; quand il n’en a que quinze, on dit : quinze points d’échiquier, et équipollé pour neuf carreaux ; les pièces échiquetées doivent être de deux tiers au moins, sinon on les dit componées.

 

Ecimé. Chevron dont la pointe est coupée.

 

Eclaté. Se dit des lances et chevrons brisés.

 

Ecorché. Se dit des animaux qui sont de gueules.

 

Ecot. Tronc d’arbre noueux.

 

Ecoté. Se dit des troncs d’arbre dont les branches sont coupées.

 

Ecrevisse. Toujours posée en pal, c’est-à-dire la tête vers le haut de l’écu.

 

Ecu.

 

Ecureuil. Ou écurieux.

 

Effaré. Se dit du cheval qui se cabre.

 

Effeuillé. Arbre sans feuille.

 

Elancé. Se dit du cerf courant.

 

 

Email et Emaux. voir couleur.

Emanché. Se dit des partitions de l’écu s’enclavant les unes dans les autres en forme de longs triangles.

 

Embouché. Se dit des embouchures des cors et trompettes quand elles sont d’émail différent.

 

Embouté. Se dit des manches des marteaux, dont les bouts sont d’émail différent ; il est synonyme de virolé.

 

Embrassé. On dit embrassé à dextre ou à sénestre lorsque le chapé est mouvant de l’un ou l’autre flanc.

 

Emmanché. Se dit des haches, faux, marteaux, etc., dont le manche est d’émail différent.

 

Emmuselé. Se dit des animaux auxquels on met une muselière pour les empêcher de mordre ou de manger.

 

Empenné. Indique les plumes qui garnissent les flèches et les javelots.

 

Empiétant. Indique l’action de l’oiseau tenant sa proie dans ses serres.

 

Empoigné. Se dit des flèches ou javelots qui sont posés deux en sautoir et l’autre en pal et réunis par un lien commun.

 

Enchaussé. Se dit de l’écu taillé depuis le milieu d’un de ses côtés, en tirant vers la pointe du côté opposé.

 

Enclavé. Se dit d’un écu parti dont l’une des partitions pénètre dans l’autre.

 

Enclos. Se dit d’une pièce quelconque entourée d’un trescheur.

 

Encoché. Se dit d’un trait posé sur la corde de l’arc.

 

Endenté. Se dit d’une pièce couverte de triangles alternés de divers émaux.

 

Enfilé. Se dit des couronnes ou annelets passés dans une pièce longue.

 

Enflammé. Pièce de laquelle il sort des flammes.

 

En forme. Se dit du lièvre qui paraît arrêté et en repos.

 

Englauté. C’est le chêne chargé de glands.

 

Engoulé. On donne ce nom à toutes les pièces dont les extrémités se trouvent dans la gueule des animaux.

 

Engrêlé. Se dit des pièces principales dont les bords sont armés de petites dents un peu arrondies.

 

Engrêlure. Petit filet engrêlé, posé sur le bord de l’écu.

 

Enguiché. Indique l’embouchure des corps ou huchets.

 

Enhendé. Pièces héraldiques dont le pied est refendu.

 

Enquerre (à). On ne doit jamais poser métal sur métal ou couleur sur couleur, sous peine d’infraction aux règles du blason. Les cas exceptionnels sont très rares et se disent cas à enquerre.

 

En repos. Se dit des animaux couchés sur le ventre.

 

Ensanglanté. Se dit du pélican et autres animaux dont le sang coule.

 

Enté. Se dit lorsque les deux parties de l’écu entrent l’une dans l’autre par des emboîtures arrondies.

 

Entravaillé. Indique que les oiseaux dont le vol est éployé ont un bâton passé entre les ailes ou les pieds.

 

Entrelacé. Exprime les croissants ou les anneaux passés les uns dans les autres.

 

Entretenu. Deux clefs qui se tiennent par les anneaux sont entretenues.

 

Epanoui. Se dit de toutes les fleurs ; mais on l’emploi plus généralement pour une fleur de lis dont le fleuron supérieur est ouvert et qui a des boutons entre les fleurons des côtés.

 

Eployé. Aigle éployée: la tête et le cou de l’aigle étant ouverts et comme séparés en deux, cette figure semble avoir deux têtes, dont l’une est tournée à dextre et l’autre contournée à sénestre.

 

Equipé. Vaisseau qui a tous ses agrés.

 

Equipollé. Indique que l’écu est couvert de neuf carrés, cinq d’un émail

et quatre de l’autre.

 

Escarboucle ou Rais d’escarboucle. Espèce de roues sans jante dont le moyeu est une pierre précieuse, et dont les rayons, au nombre de huit, sont fleuronnés ou fleurdelisés aux extrémités.

 

Escarre. Espèce de bordure qui ferme et termine un quartier des deux côtés intérieurs de l’écu, en forme d’équerre.

 

Essonier. Ou trescheur :: on nomme ainsi l’orle rétréci dans sa largeur. Il est presque toujours double, et souvent orné de fleurons ou de fleurs de lis.

 

Essorant. Se dit des oiseaux tournés vers le soleil et ouvrant les ailes pour prendre leur essor.

 

Essoré. Se dit des toits des maisons.

 

Etai. C’est le chevron diminué des deux tiers de sa largeur ordinaire.

 

Etincelant. Se dit des charbons ardents.

 

Etincelé. Ecu semé d’étincelles.

 

Etoile. N’a ordinairement que cinq points ou rayons. Il faut indiquer si elles ont plus de cinq rais.

 

Eviré. Se dit du lion qui n’a pas la marque du sexe.

 

 

 

F

 

Failli. Se dit des chevrons dont les branches sont rompues.

 

Fanon. (voir Manipule).

 

Fasce. C’est la ceinture du chevalier, dont elle reproduisait la couleur et les ornements. Sa dimension est du tiers de l’écu, et elle en occupe le milieu dans le sens horizontal.

 

Fascé. Se dit de l’écu couvert de fasces.

 

Femme.

 

Fer. Se dit des fers de lances ou des fers de chevaux.

 

Fer de moulin. (voir Anille).

 

Fermail. Boucle de ceinture ou de baudrier.

 

Feuillé. Se dit d’une plante qui a des feuilles d’un émail particulier.

 

Fiché. Se dit des croix ou autres figures héraldiques qui ont le pied aiguisé.

 

Fier. C’est le lion dont le poil est hérissé.

 

Fierté. Dents des baleines.

 

Figuré. Se dit de toutes les pièces sur lesquelles on représente le visage humain.

 

Fil. C’est la traverse du lambel.

 

Filet. Se dit de toutes les pièces honorables lorsqu’elles sont réduites à leur plus simple épaisseur. La bordure prend dans ce cas le nom de filière.

 

Filière. Diminutif de la bordure.

 

Flambant. Se dit des pals ondés et aiguisés en forme de flammes.

 

Flambeau.

 

Flamboyant. Se dit des yeux du sanglier.

 

Flammes.

 

Flanchis. Petit sautoir alésé.

 

Flanqué. On nomme ainsi les deux parties de l’écu produites par l’écartelé en sautoir et qui meuvent de chaque flanc de l’écu.

 

Fleur de lis. Il serait peut-être plus rationnel de les ranger parmi les figures artificielles ; mais l’usage les fait toujours considérer comme fleurs naturelles.

 

Fleurdelisé. Se dit d’une pièce dont les extrémités se terminent par des fleurs de lis.

Fleuré ou Fleuronné. Se dit ordinairement des bordures ou des trescheurs dont les bords sont ornés de trèfles ou fleurons.

 

Fleuri. Indique que les arbres ou plantes ont leurs fleurs.

 

Florence. S’applique à la croix dont les extrémités se terminent en fleur de lis.

 

Foi. Ce sont deux mains jointes posées en fasce.

 

Forces. Tenailles.

 

Fourchetée. Croix fourchetée : terminée par des espèces de fourches.

 

Fourchue. Se dit de la queue du lion quand elle est double.

 

Fourrures. Émaux des armoiries.

 

Franc-canton.

 

Frangé. Gonfanons qui ont des franges dont il faut spécifier l’émail.

 

Franc-quartier. Il occupe un peu moins du quart de l’écu, et se place à l’angle supérieur à dextre. Souvent, il sert de brisure.

 

Frette. Meuble fait de quatre petits bâtons entrelacés, deux en bande et deux en barre.

 

Fretté. Se dit de l’écu et des pièces principales, couverts de bâtons croisés en sautoir, laissant entre eux des espaces en forme de losanges.

 

Fruité. Arbre chargé de fruits.

 

Furieux. Se dit du taureau levé sur les pieds de derrière.

 

Fusée. Losange très-effilé, et quelquefois légèrement arrondi aux angles des flancs.

 

Fuselé. Chargé de fusées.

 

Futé. S’emploie pour indiquer une lance dont le bois est différent du fer, ou un arbre dont le tronc n’est pas de même émail que le feuillage.

 

 

 

G

 

Gai. Indique que le cheval est nu et sans harnais.

 

Garni. Se dit d’une épée dont la garde est d’émail différent.

 

Gemelles. S’emploie quelquefois pour jumelles.

 

Généalogie.Table contenant les noms de tous les membres d’une famille et de ses alliances.

 

Giron. Il n’est autre chose qu’un des quartiers du gironné, et s’entend ordinairement de celui qui se meut de la partie supérieure du flanc dextre.

 

Gironné. Est l’écu divisé en six, huit ou dix parties triangulaires dont les pointes se réunissent au centre.

 

Girouette. Se dit d’un château qui a une ou plusieurs girouettes.

 

Givre. Couleuvre ondoyante et mise en pal, de la bouche de laquelle sort quelquefois un enfant à mi-corps. On la nomme aussi bisse.

 

Givré. Synonyme de Gringolé.

 

Gland. On le représente avec le gobelet et une petite tige, et on le dit renversé lorsque le gobelet est en bas.

 

Globe. Synonyme du Monde.

 

Gonfanon. Bannière d’église à trois pendants ou fanons.

 

Gorgé. S’applique aux oiseaux pour désigner l’émail de leur col.

 

Gousset. Pièce en forme de pupitre, tirée de l’angle dextre ou sénestre du chef, descendant diagonalement sur le point du milieu de l’écu, d’une autre pièce semblable, et tombant perpendiculairement sur la base.

 

Goutté. Chargé de gouttes.

 

Grêlé. Se dit des couronnes chargées de perles comme celles des comtes, etc., etc..

 

Grelot. Synonyme de Grillet.

 

Grenade. On représente ce fruit avec une espèce de couronne à pointes ; au milieu est une ouverture oblongue laissant voir les grains. La tige se trouve au-dessous avec quelques feuilles.

 

Griffon. Moitié aigle et moitié lion. Il est toujours rampant et de profil.

 

Grilles. Barreaux de la visière du casque.

 

Grillet. Ou grelots. Petites sonnettes rarement mises en nombre dans l’écu. Elles sont ordinairement au cou ou aux pattes des oiseaux de proie employés pour la chasse.

 

Grilleté. Se dit des oiseaux de proie qui ont des sonnettes aux pieds.

 

Gringolé. Se dit des croix, sautoirs, etc., qui se terminent en tête de serpent.

 

Grue. Oiseau qu’on représente de profil, la patte dextre levée tenant un caillou qu’on nomme vigilance, et qui ne s’exprime que lorsqu’il est d’émail différent.

 

Gueules. Couleur rouge.

 

Guidon. Espèce de drapeau long, étroit et fendu, ayant deux pointes, et attaché à une lance.

 

Gulpe ou Guse. Tourteaux couleur de pourpre.

 

Gumène. (Voir Ancre).

 

 

 

H

 

Habillé. Se dit d’un vaisseau dont les voiles diffèrent de la coque.

 

Hachements. (Voir Lambrequin).

 

Hachures. Traits au moyen desquels les graveurs indiquent les couleurs du blason.

 

Hameide. Figure composée de trois pièces de bois ou poutres mises en fasces, et ne touchant pas les bords de l’écu.

 

Harpie. Buste de femme sans bras avec les ailes, les griffes et la queue d’un aigle.

 

Haussé. Se dit des pièces principales quand elles sont plus hautes que leur position ordinaire.

 

Haut. Se dit de l’épée droite.

 

Heaume. Casque.

 

Hérissonné. Se dit d’un chat ramassé et accroupi.

 

Hermine. Fourrure du blason.

 

Herminé.La croix qui porte ce nom est composée de quatre mouchetures d’hermine.

 

Herse. Barrière qui sert à fermer les portes des villes au moyen d’une coulisse dans laquelle elle se meut.

 

Hersé. Se dit d’une porte dont la coulisse est abattue.

 

Hie. Instrument qui sert à planter des pieux ou à paver. C’est une espèce de fusée allongée, garnie de deux anneaux, l’un en haut et l’autre en bas.

 

Homme.

 

Housseaux ou Houssettes. Espèces de chausses.

 

Houssé. C’est un cheval couvert de sa housse.

 

Houssilles. Brodequins.

 

Huchet. Petit cor de chasse. Il ne doit pas avoir d’attache ; mais on observe peu cette règle.

 

Hure. Tête de sanglier qui est toujours de profil dans l’écu.

 

Hydre. Dragon à sept têtes.

 

 

 

I

 

Immortalité. Bûcher du Phénix.

 

Isalgue. Fleur en forme de cinq trèfles à queues allongées, dont les bouts traversent une portion de cercle qui imite un croissant renversé.

 

Issant. Se dit des animaux dont on ne voit que la tête et une partie du corps.

 

 

 

J

 

Jambe.

 

Jumelle. On donne ce nom à des fasces rétrécies et posées deux à deux.

 

Jumellé. Se dit d’un sautoir, d’un chevron, etc., fait de deux jumelles.

 

 

 

L

 

Lacs d’amour. Meuble de l’écu qui représente un cordon entrelacé et dont les bouts, traversant le centre, ressortent par le bas, l’un à dextre, l’autre à sénestre.

 

Lambel. Il représente un morceau d’étoffe que l’on emploie le plus souvent pour indiquer une brisure de branche cadette. C’est très-rarement qu’on le trouve sur l’écu comme charge principale. Il peut avoir depuis trois pendants jusqu’à neuf.

 

Lambrequins. Lorsque les armoiries sont timbrées d’un heaume, on voit généralement celui-ci orné de pièces d’étoffes nommées lambrequins. L’origine de cet ornement est très ancienne et provient du chaperon que les chevaliers posaient ordinairement sur leur casque, pour empêcher que l’ardeur du soleil n’échauffât l’acier, ou même pour préserver celui-ci de la rouille produite par l’humidité.

 

Lampassé. On nomme ainsi le lion ou autre animal qui laisse voir sa langue.

 

Langué. S’applique aux oiseaux dans le même sens que lampassé aux animaux.

 

Larme. Meuble dont la partie supérieure, en pointe et ondoyante, s’élargit et se termine en forme ronde par le bas. Elles sont le plus souvent d’argent.

 

Léopard. Il doit être passant et la tête tournée de face. Le bouquet de la queue se trouve en dehors.

 

Léopardé. C’est le lion passant.

 

Levé. Se dit de l’ours en pied.

 

Levrier. On ne représente guère en blason que les braques et les lévriers, et passants ou courants.

 

Levron. Jeune lévrier qui se distingue en ce qu’il n’a pas de collier.

 

Licorne. Cheval ayant une corne sur le front, une barbe de chèvre et des pieds fourchus. On l’emploie souvent comme emblème d’innocence et de chasteté.

 

Limaçon. Il est toujours représenté hors de sa coquille et montrant les cornes.

 

Lion. Le lion rampant : c’est-à-dire levé sur ses deux pieds de derrière. Le lion doit ordinairement avoir le bouquet de la queue tourné vers le dos, et la tête de profil. Sa langue sort de sa gueule et est courbée et arrondie à l’extrémité. On voit cependant sur beaucoup d’anciens sceaux le lion avec la queue tournée en dehors, et c’est le mode le plus fréquent. Le lion posé : quand il repose sur ses quatre pieds. La tête du lion : On la dit arrachée lorsque les lambeaux de chair pendent du cou.

 

Lionceau. Petit lion.

 

Lié. Sert à désigner l’objet qui attache différentes pièces ensemble ou même une seule.

 

Lionné. Se dit du léopard rampant.

 

Lis. Fleur de lis : il serait peut-être plus rationnel de les ranger parmi les figures artificielles ; mais l’usage les fait toujours considérer comme fleurs naturelles. Fleur de lis au pied nourri : Celle dont on ne voit que la partie supérieure. Fleur de lis épanouie : on lui donne ce nom quand elle est ouverte et ornée.

 

Liston ou Listel. Petite bande de ruban sur laquelle on place la devise.

 

Longé. Se dit des liens qu’on met aux pattes de l’épervier.

 

Loré. Indique les nageoires du poisson.

 

Lorraine (croix de). C’est une croix grecque alésée, à double traverse ; celle d’en bas plus longue que l’autre. On la nomme encore croix des templiers ou croix patriarcale.

 

Losange. Pièce carrée un peu allongée et posée sur un angle.

 

Losangé. Se dit de l’écu ou des pièces couverts de losanges.

 

L’un sur l’autre. S’emploie pour les animaux passants et placés l’un au-dessus de l’autre.

 

Lune. Paraît pleine, ou en croissant, ou en décours.

 

Lunel. Quatre croissants appointés en forme de rose à quatre feuilles.

 

 

 

M

 

Macle. C’est un losange percé à jour au moyen d’une ouverture carrée.

 

Maçonné. S’emploie pour signifier les traits de séparation entre les assises de pierre qui composent les tours, pans de mur, châteaux, etc..

 

Maillet. Marteau de bois destiné à différents usages.

 

Main. On les dit appaumées lorsqu’elles sont étendues et montrent la paume.

 

Mal ordonné. Se dit des trois pièces dont l’une est en chef et les deux autres en pointe.

 

Mal taillé. C’est une épithète employée pour indiquer une manche d’habit que les Anglais se plaisent à placer dans les armoiries.

 

Manche. mal taillée, espèce de figure que l’on pourrait considérer comme fantastique. Quelques-uns cependant lui donnent la forme d’une véritable manche.

 

Manipule. On nomme ainsi en armoiries la main et le bras revêtus de l’ornement ecclésiastique que portent les prêtres à l’autel, et qui est nommé manipule.

 

Mantelé (le). Est le même que le chapé, sauf qu’il couvre les trois quarts de l’écu.

 

Mantelé. On se sert de cette expression pour indiquer l’écu ouvert en chape, que l’on nomme aussi tiercé en mantel. On dit aussi qu’un lion ou tout autre animal est mantelé quand il est recouvert d’un mantelet.

 

Mantelet. Ornement du casque.

 

Marche. Est un vieux terme des anciens manuscrits pour la corne du pied des animaux.

 

Mariné. Se dit des animaux qui ont une queue de poisson.

 

Marqué. Se dit des points qui se trouvent sur les dés ou quelquefois sur les besants et tourteaux.

 

Massacre. Crâne du cerf avec les cornes.

 

Mélusine. On donne ce nom à une figure demi-femme et demi-poisson, se baignant dans une cuve, se mirant et peignant ses cheveux.

 

Membré. Se dit des pattes et griffes des aigles et autres oiseaux.

 

De même ou Du même. Se dit pour éviter la répétition de l’émail qu’on vient de nommer.

 

Menu vair. Le vair est composé d’argent et d’azur au moyen de petites cloches opposées les unes aux autres, c’est-à-dire métal à couleur, et alternativement renversées et debout, en commençant par l’argent. Les pièces de vair sont disposées sur quatre rangs ou tires dont le premier et le troisième comprennent quatre cloches d’azur et trois d’argent, et sont terminés aux extrémités par deux demi-pièces aussi d’argent. Lorsque les pièces dépassent ce nombre, on dit : de menu vair. Dans le cas contraire, la panne prend le nom de beffroi.

 

Menu vairé. Il peut arriver que les couleurs soient autres que l’argent et l’azur ; on se sert alors du mot vairé, et on l’exprime en blasonnant. Le contre-vairé se forme comme le contre-vair.

 

Merlette. Petit oiseau posé de profil comme une canette, mais sans bec ni pied.

 

Meubles. On appelle figures ou meubles tous les objets qui se placent sur le champ de l’écu. Leur nombre est infini, car chacun d’eux représentant un fait honorable, un voeu, un souvenir, ou même un caprice, on conçoit quelle quantité d’objets peut être employée en armoiries. La guerre, la justice, les sciences, souvent même les épisodes de la vie privée, sont venus payer leur tribut au blason en apportant tous les signes par lesquels on pouvait en caractériser les différents traits.

 

Métaux. On en emploie deux en armoiries, l’or et l’argent.

 

Mi-parti. Se dit de l’écu parti de deux émaux, dont chacun est chargé de la moitié d’une figure ou d’une armoiries.

 

Miraillé. Exprime l’état des ailes de papillon.

 

Molette. Molettes d’éperon : ce sont des étoiles à six rais et percées au centre. L’éperon tout entier entre aussi quelquefois en armoiries.

 

Monde. C’est le globe terrestre. On le surmonte toujours d’une croix.

 

Monstrueux. Se dit d’un animal composé de parties d’animaux différents ou ayant une face humaine.

 

Montant. Se dit du croissant dont les pointes sont dirigées vers le chef de l’écu.

 

Morailles. Tenailles qui servent à serrer le nez du cheval, pour empêcher qu’il ne se tourmente lorsqu’on le tient au travail.

 

Morné. Se dit généralement des animaux sans dent, bec, langue, griffe ou queue. Un casque morné est celui dont la visière est entièrement fermée.

 

Moucheté. S’applique aux mouchetures d’hermine ou au point milieu du papelonné.

 

Moucheture. Queue d’hermine dont l’émail ordinaire est le sable.

 

Mouvant. Se dit des pièces attenantes au chef, aux angles, aux flancs ou à la pointe de l’écu dont elles semblent sortir.

 

 

 

N

 

Nageant. Terme dont on se sert pour exprimer qu’un poisson est dans le sens horizontal ou en fasce.

 

Naissant. On donne ce nom à tous les animaux ou objets qui ne montrent que la tête et la partie supérieure du corps, paraissant sortir du chef, de la fasce, du coupé, etc..

 

Nasal. Partie supérieure de l’ouverture du casque qui couvrait le nez lorsqu’on la baissait.

 

Naturel. Les animaux, fleurs ou fruits représentés avec les couleurs qui leur sont propres, sont dits au naturel.

 

Navire. Toutes les différentes formes de navire peuvent être représentées en blason, mais il faut alors les indiquer clairement. L’expression isolée de navire s’applique à un trois mâts.

 

Nébulé. Se dit des pièces ondulant en formant alternativement une saillie ronde et une concavité.

 

Nervé. Se dit de la fougère et autres feuilles dont les nerfs et fibres paraissent d’un autre émail.

 

Nillé. Une croix nillée est une croix ancrée très déliée, et composée de deux pièces séparées.

 

Noué. Indique que la queue du lion a des noeuds en forme de houppes. On emploie aussi ce mot pour indiquer que certaines pièces sont liées ou entourées d’un cordon.

 

Noueux. Ne s’applique guère en blason qu’au bâton à noeuds ou écot.

 

Nourri. Se dit du pied des plantes dont la racine ne se voit pas, ainsi que des fleurs de lis dont le pied ne se laisse pas apercevoir.

 

Nuagé. Synonyme de Nébulé.

 

Nuée. Meuble de l’écu imitant un nuage.

 

 

 

 

O

 

Ogoesse. Nom que l’on donne quelquefois aux tourteaux de sable.

 

Oiseau. On nomme ainsi en langage héraldique l’oiseau dont on ne peut pas spécifier l’espèce.

 

Ombelle. Espèce de parasol que le doge de Venise plaçait sur ses armes.

 

Ombre. Image si déliée qu’on voit le champ ou les pièces de l’écu à travers.

 

Ombré. Se dit des figures relevées de noir pour les mieux distinguer.

 

Ondé. S’applique aux fasces, pal, chevrons, etc., dont les lignes sont tracées en ondulations.

 

Onglé. Se dit des ongles des animaux.

 

Oreilles. Petites pointes qui sont de chaque côté des coquilles.

 

Oreillé. Ne s’emploie que pour les dauphins et les coquilles.

 

Orle. C’est une bordure réduite à la moitié de sa largeur ordinaire, et séparée des bords de l’écu de toute la partie qu’on lui a retranché.

 

Ornement. Se dit de tout ce qui est hors de l’écu.

 

Otelle. Figure semblable à une amande pelée ; d’autres croient y voir un fer de lance, ce qui est plus probable.

 

Ours. De profil, ne montrant qu’un oeil et qu’une oreille.

 

Ouvert. S’emploie lorsqu’on veut blasonner les portes, fenêtres des tours ou châteaux.

 

 

 

P

 

Paillé. Est le même que Diapré.

 

Pairle. Le pairle se compose de trois rayons partant du centre de l’écu et s’étendant vers les deux angles du chef et le milieu de la pointe, ce qui lui donne la forme d’un Y grec. Sa signification est incertaine, et n’a jamais été déterminée de manière positive par tous ceux qui se sont occupés de la science héraldique. Quelques uns croient y voir la représentation de la Sainte Trinité ; d’autres celle des trois vertus théologales. Il existe un manuscrit du seizième siècle où l’auteur soutient que le pairle est l’emblème de ces trois grandes dévotions du chevalier : son Dieu, son Roi, sa Dame. Cette explication paraît assez plausible, s’il n’était plus simple de n’y voir que la réunion du pal, de la bande et de la barre, chacun pour la moitié de sa longueur.

 

Paissant. Indique que les animaux tels que les vaches et les brebis ont la tête baissée pour paître.

 

Pal. Il est le hiéroglyphe de la lance du chevalier, et du poteau surmonté d’armoiries que chaque baron faisait dresser devant sa tente ou devant le pont-levis de son manoir : c’était une marque de juridiction. On le place dans le sens vertical.

 

Palé. Qui est couvert de pals.

 

Palissé. Se dit des pièces à pals et fasces aiguisés, enclavés les uns dans les autres.

 

Palme. Branche de palmier.

 

Palmé. C’est le dauphin à la hure ouverte sans langue.

 

Pampre. Ceps de vigne.

 

Pampré. Se dit des feuilles et de la tige d’une grappe de raisin, lorsqu’elles se trouvent d’un émail différent.

 

Panaché. On désigne ainsi un chapeau ou bonnet orné de panaches.

 

Panelle. Feuille de peuplier.

 

Pennaché. Synonyme de Panaché.

 

Paon. On le dit rouant lorsqu’il est de front, étalant sa queue en forme de roue. Sa tête est ornée de trois plumes en aigrette.

 

Papelonné. On dit l’écu papelonné lorsqu’il est couvert de pièces arrondies et placées les unes sur les autres comme des écailles de poisson. Quelques héraldistes pensent que ce sont des ailes de papillons. Le bord seul des écailles est le papelonné, et l’intérieur représente le champ de l’écu.

 

Papillon. Il paraît de front dans l’écu et le vol étendu. On le dit miraillé lorsque les points marqués sur les ailes sont d’émail différent.

 

Paré. Se dit d’un bras qui est d’autre émail que la main.

 

Parti. Division de l’écu ou d’une pièce.

 

Partitions.

 

Passant. Qui marche ou semble marcher.

 

Passé en sautoir. Cette expression s’applique aux objets posés en sautoir, c’est-à-dire croisés l’un sur l’autre quand il y en a deux, ou mis 2,1,2 quand il y en a cinq.

 

Patenôtre. Chapelet.

 

Patté. Une croix est patté quand ses extrémités s’élargissent en forme de pattes.

 

Pavillon. Grande ouverture du cor de chasse. C’est aussi une espèce de tente ou de dais sous lequel on place les armes des souverains.

 

Peautré. Se dit de la queue des poissons lorsqu’elle est d’un autre émail que le corps.

 

Pendants. Ce sont les pièces pendantes des labels.

 

Pélican. On le représente de profil sur son aire, les ailes étendues et se becquetant la poitrine pour nourrir ses petits au nombre de trois. On nomme piété les gouttes de son sang lorsqu’elles sont d’autre émail que l’oiseau.

 

Pennon. Bannière à pointe pendante.

 

Pennon généalogique. Écu chargé des diverses alliances des maisons dont un noble est descendu. Il est composé de huit, de seize, de trente-deux quartiers, sur lesquels on dresse l’arbre généalogique.

 

Percé. Ouvert à jour.

 

Perché. Se dit des oiseaux posés sur un bâton ou un arbre.

 

Péri. Est à peu près synonyme de posé quand il s’agit d’une pièce raccourcie.

 

Péroné. On nomme ainsi les pièces dont les extrémités se terminent en forme de perron ou de marches d’escaliers.

 

Phéons. Fers, dards, flèches, barbelés.

 

Phoenix. Oiseau qui paraît de profil et les ailes étendues, sur un bûcher nommé immortalité.

 

Pièces honorables. On nomme ainsi des figures héraldiques formées de divers signes de convention, et qui sont du plus grand usage en armoiries. On les divise en pièces de premier ordre, ou honorables, pièces du second ordre et pièces du troisième ordre. Pièces héraldiques de premier ordre ou honorables : elles sont au nombre de douze, savoir : le chef, le pal, la fasce, la bande, la barre, la croix, le sautoir, le chevron, la bordure, le franc-quartier, l’écusson en coeur et la champagne. Elles sont très fréquemment employées ; leur dimension est toujours du tiers de l’écu, sauf pour le franc-quartier, qui n’est que du quart à peu près. Les anciens auteurs n’en reconnaissaient pas autant ; mais, sous l’empereur Napoléon, le blason ayant été en quelque sorte reconstitué, on a admis douze pièces honorables, parmi lesquelles la champagne qui n’y figurait pas auparavant.

 

Pied (en). Se dit de l’animal debout sur ses quatre pieds.

 

Pied coupé, pied nourri. On se sert de ces expressions pour indiquer que des fleurs de lis sont coupées net par la moitié ou qu’elles ne laissent voir que leur partie supérieure.

 

Piété. Gouttes de sang qui coulent des blessures du pélican.

 

Pignonné. Qui s’élève en forme de pignon de muraille.

 

Pile. C’est la pointe renversée. Elle peut aussi être multipliée dans l’écu ; dans ce cas, elle diminue de largeur.

 

Plaine. C’est la champagne réduite au tiers de son épaisseur.

 

Pleines. Se dit des armoiries sans brisure ou écartelure telles que les doivent porter les aînés.

 

Plié. Un oiseau a le vol plié lorsque ses ailes ne sont pas étendues.

 

Plumeté. Ce sont les bouts de plumes jonchés et rangés les uns à côté des autres, alternativement de métal et de couleur.

 

Point. Division de l’écu partagé en neuf ou quinze parties égales.

 

Pointé. Se dit d’un écu chargé de pointes ou d’une rose dont le milieu est d’un émail différent.

 

Pommeté. Se dit des rais d’escarboucle ou des crois terminées par des boules.

 

Pont. On doit toujours mentionner le nombre d’arches.

 

Porté. Une croix est dite portée lorsqu’elle est penchée dans l’écu.

 

Posé. S’emploie dans le même sens que en pied.

 

Potencé. Terminé en potence ou en T.

 

Pourpre. Rarement employée en armoiries. Prise indifféremment pour la couleur purpurine et le violet, elle n’a jamais été bien déterminée.

 

Proboscides. Ou trompes d’éléphants.

 

 

 

Q

 

Quartefeuille. Est une fleur à quatre feuilles.

 

Quartier. C’est le quart de l’écu lorsqu’il est divisé en quatre parties égales.

 

Quintaine. Meuble qui représente un poteau ou est attaché un écusson.

 

Quintefeuille. Est une fleur qui prend son nom du nombre de ses feuilles, posées en rond et percées au milieu.

 

 

 

R

 

Raccourci. Est le même qu’alésé.

 

Radié. Se dit des couronnes antiques qu’on appelle couronnes radiées.

 

Rais. Se dit des pointes des étoiles.

 

Rais d’escarboucle. Espèce de roue sans jante dont le moyeu est une pierre précieuse, et dont les rayons, au nombre de huit, sont fleuronnés ou fleurdelisé aux extrémités.

 

Ramé. Se dit du bois de cerf et est le même que chevillé.

 

Rameau généalogique. Subdivision d’une généalogie.

 

Rampant. Se dit des animaux dressés, mais principalement du lion.

 

Ramure. Bois du cerf.

 

Rangé en fasce, en chef, en bande. On indique ainsi la position de plusieurs objets.

 

Rangier. Animal semblable au renne et portant un bois comme le daim.

 

Ravissant. C’est le loup portant sa proie.

 

Rayonnant. Qui a des rayons.

 

Rebattement. Ou sécantes partitions. Ce sont des figures ou plutôt des combinaisons de figures régulières qui couvrent entièrement le champ de l’écu et se composent toujours d’un métal et d’une couleur alternativement. On les nomme donc aussi rebattements parce que leurs émaux étant toujours opposés, ils semblent se rabattre les uns les autres. Leur nombre est indéterminé et nous donnons seulement les principales : le fascé, le palé, le bandé et le barré, le chevronné, le vairé, les points équipollés, l’échiqueté, le losangé, le fuselé, le cantonné, le fretté, le papelonné, le plumeté, le flanqué, le chapé, le mantelé, le chaussé, le chapé-chaussé, l’embrassé et l’emmanché.

 

Recercelé. La croix est ainsi nommée quand elle est ancrée et que ses crochets se retournent sur eux-mêmes. La queue des cochons et des lévriers peut aussi être recercelée.

 

Recoupé. Se dit des écus mi-coupés et recoupés un peu plus bas.

 

Recroisetté. On nomme ainsi les croix dont chacune des branches forme elle-même une croix à son extrémité.

 

Redorte. Branche d’arbre tortillée ou tressée en anneaux.

 

Regardant. Se dit d’un animal regardant en arrière.

 

Rempli. Ecussons ou figures vidées et remplis d’autre émail.

 

Rencontre. Têtes d’animaux posées de front.

 

Renversé. Se dit de toute figure dans une position contraire à celle qu’elle occupe ordinairement.

 

Répartitions.

 

Ranchier. Fer de faux.

 

Repotencée. Se dit d’une pièce potencée dont les extrémités sont encore terminées par d’autres potences.

 

Resarcelé. Se dit des croix qui en ont une autre conduite en filet d’autre émail.

 

Retrait. Se dit des bandes, pals et fasces qui ne touchent qu’un seul des bords de l’écu.

 

Rinceaux. Branches croisées et enlacées.

 

Roc d’échiquier. Est une figure faite comme la tour des échecs.

 

Rompu. Est le même que brisé. Un chevron rompu est celui dont la pointe d’en haut est coupée.

 

Rose. Elle a cinq feuilles extérieures, un bouton au milieu, et cinq pointes entre les feuilles, représentant les épines, d’autres disent les boutons.

 

Rouant. C’est la paon étendant sa queue.

 

Ruste. Losange percé en rond.

 

 

 

S

 

Sable. Une des couleurs du blason.

 

Saffre. Aiglette de mer.

 

Saillant. Se dit d’une chèvre, licorne, mouton ou bélier dans la position du lion rampant.

 

Salade. Casque, armure de tête.

 

Salamandre. Espèce de lézard que l’on représente toujours au milieu des flammes.

 

Sanglé. Indique que le cheval ou tout autre animal a une espèce de ceinture autour du corps d’un émail différent.

 

Saumon. Poisson qu’on reconnaît à sa grosseur et à ses mouchetures rouges.

 

Sautoir. On l’obtient au moyen de la bande et de la barre, dont il est la réunion. Quelques auteurs l’ont considéré comme représentant l’étrier, mais il est plus probable qu’on ne doit y voir qu’une variété de la croix. Un fait à l’appui de cette opinion, c’est qu’il est encore nommé croix de Saint-André ou croix de Bourgogne. Ses formes sont aussi variées que celles de la croix.

 

Sceptre. On le représente toujours en pal.

 

Sellé. Ne se dit que du cheval.

 

Semé. se dit des pièces qui sont sans nombre dans un écu.

 

Sénestré. Qui est accompagné à gauche ou à sénestre.

 

Sénestre. Gauche de l’écu.

 

Sénestrochère. Main gauche.

 

Sinople. Une des couleurs du blason.

 

Sirène. Ou Mélusine. Femme dont les jambes se trouvent remplacées par une queue de poisson. Elle tient presque toujours un miroir d’une main et un peigne de l’autre.

 

Soleil. Se représente par un cercle parfait avec deux yeux, nez et bouche. Il est entouré de seize rayons, huit droits et huit ondoyants, posés alternativement. Il est levant quand il meut de l’angle dextre du chef, et couchant quand il meut de l’angle sénestre. Ombre de soleil : on nomme ainsi le soleil quand il n’est représentait qu’au trait et de même émail que le fond. Plusieurs auteurs lui donnent aussi ce nom quand il est de couleur.

 

Somme. Se dit quelquefois des tourteaux de sinople.

 

Sommé. Surmonté d’une pièce.

 

Soutenu. Est le contraire de Surmonté.

 

Sphinx. Monstre fabuleux avec la tête et le sein d’une femme, les griffes d’un lion , et le reste du corps en forme de chien.

 

Supporté. Se dit du chef séparé du reste de l’écu par une ligne d’émail différent.

 

Supports. Animaux placés aux côtés de l’écu.

 

Surchargé. Pièce chargée d’une autre pièce qui en porte elle-même une troisième.

 

Sur le tout. Se dit d’un écusson posé au milieu d’un écartèlement, et des pièces qui brochent sur les autres.

 

Sur le tout du tout. Ecusson placé sur le milieu de l’écartelure d’un autre écu posé déjà sur le tout.

 

Stangue. C’est la tige de fer qui entre dans le trabs de l’ancre.

 

Surmonté. Se dit d’une pièce qui en a une autre au-dessus d’elle.

 

 

 

T

 

Table d’attente. On nomme ainsi un écu d’un seul émail qui n’est chargé d’aucune figure.

 

Tacheté. Se dit de la salamandre.

 

Taf.

 

Taillé. Est une partition de l’écu faite au moyen d’une ligne diagonale de gauche à droite.

 

Tanné. Synonyme de Orangé.

 

Taré. Se dit du casque posé sur l’écu.

 

Tau. Voir Taf.

 

Tavelé. Synonyme de Moucheté.

 

Tenants. Se dit des hommes qui sont placés aux côtés de l’écu pour le garder et le soutenir.

 

Terrasse. Sol qui supporte souvent une pièce dans l’écu.

 

Terrassé. L’écu est terrassé lorsque la pointe est remplie d’une espèce de terrain ou champ d’herbes.

 

Tertre. Petite terrasse.

 

Tête de More. C’est une tête de nègre ordinairement posée de profil et entourée d’un bandeau noué par derrière.

 

Tiercé. Ecu divisé en trois parties en long, en large, diagonalement ou en mantel.

 

Tiercefeuille. Trèfles sans queue. On nomme refentes l’espace compris entre les feuilles.

 

Tierces. Fasces diminuées qui se posent de trois en trois, comme les jumelles de deux en deux.

 

Tigé. Se dit des palmes et des fleurs.

 

Timbre.

 

Timbré. Se dit de l’écu couvert du casque ou timbre.

 

Tire. Traits de l’échiqueté ou du vairé.

 

Toison. Dépouille d’agneau ou de mouton.

 

Tonnant. Se dit d’un écusson représenté avec des jets de flammes et des tourbillons de fumée.

 

Tortil. Espèce de turban des têtes de More. On le nomme aussi Torque.

 

Tortillé. Se dit de la tête qui porte un tortil.

 

Tortillant. Action de la guivre ou serpent.

 

Tour. On doit indiquer l’émail des ouvertures lorsqu’il est différent.

 

Tourné. Se dit du croissant dont les cornes sont tournées vers le flanc dextre de l’écu.

 

Tourteaux. Sont de même forme que les besants, mais de couleur.

 

Tourteaux besants. C’est le contraire des besants-tourteaux (se trouvant toujours sur un champ de couleur). Ils sont placés sur un champ de métal.

 

Tourtelé. S’applique aux pièces chargées de tourteaux.

 

Le tout. On se sert de ce terme en blasonnant pour éviter la répétition de plusieurs pièces ou meubles de l’écu qui se trouvent du même émail.

 

Le tout du tout.

 

Trabe. C’est la partie de l’ancre qui traverse la stangue par le haut comme fait la partie supérieure d’une potence.

 

Tracé. Est le même qu’Ombré.

 

Trait. C’est le même que Tire.

 

Tranché. Est une partie de l’écu divisé diagonalement de droite à gauche.

 

Trangles. Ce sont des fasces diminuées qui contiennent seulement la sixième partie des fasces ordinaires.

 

Traverse. Barre diminuée.

 

Trèfle. Ils ont toujours une tige.

 

Treillissé. C’est le Fretté plus serré.

 

Trescheur ou Essonier. Est une espèce d’orle qui n’occupe que la moitié de sa largeur ; il y en a de simples et de doubles qui parfois sont fleuronnés et contre-fleuronnés.

 

Trois, deux, un. Se dit de six pièces disposées, trois en chef sur une ligne, deux au milieu et une en pointe de l’écu.

 

Trompe. Est le même que Cor, Huchet et Cornet.

 

Tronçonné. Se dit d’une croix coupée par morceaux, qui, séparés les uns des autres par un petit espace, indiquent encore la forme d’une croix.

 

Tronqué. Se dit des arbres coupés par les deux bouts.

 

 

 

V

 

Vair. Est une fourrure dont les émaux sont toujours argent et azur. Chaque point de vair est fait à peu près en forme de cloche renversée.

 

Vairé. Se dit lorsque les vairs sont d’un autre émail qu’argent et azur.

 

Vannets. Coquilles dont on voit l’intérieur.

 

Vergeté. Se dit d’un écu dont les pals surpassent le nombre de huit.

 

Vergette. Pal diminué.

 

Versé. Se dit des glands, pommes de pins, croissants, etc., quand ils sont tournés vers la pointe de l’écu.

 

Vêtu. Se dit des espaces que laisse un grand losange dont les pointes touchent les quatre flancs de l’écu.

 

Vidé. Se dit des croix et autres pièces ouvertes au-travers desquelles on voit le champ de l’écu.

 

Vilené. Lion dont on voit le sexe.

 

Vires. Sont des anneaux concentriques ordinairement au nombre de trois.

 

Virolé. Indique les boucles, mornes et anneaux des huchets.

 

Vivré. Se dit des bandes et fasces qui sont sinueuses et ondées avec des entailles faites d’angles rentrants et saillants.

 

Vol. Ce sont les deux ailes des oiseaux. Une seule aile se nomme demi-vol.

 

Vol abaissé. Se dit d’un vol dont le bout des ailes est tourné vers la terre.

 

Volet. Ornement du timbre.

 

Volet. On nomme quelquefois ainsi les tourteaux de sinople.